blogueurs et journalistes
| Blogueurs | Journalistes |
| Différences amateur/professionnel | |
| Bloguer= hobby ou pratique citoyenne ?), Pas de formation avant tout empirique le bloggeur écrit selon son bon plaisir crédibilité à défendre, réseau qui rassemble des individus qui partagent les mêmes centres d'intérêt, les mêmes passions. Les bloggeurs se passent l'info (par le biais de posts, de commentaires ou d'e-mails plutôt que de téléphone), se copient, commentent et invitent les lecteurs à visiter d'autres sites pour complèter leur information. | le journalisme est un métier la formation (il existe des écoles de journalisme) , la pratique (le journaliste doit écrire son papier quoi qu'il arrive,) professionnel Enquête, recoupement des sources, déontologie carnet d'adresses |
| tous les contributeurs ne sont pas journalistes professionnels, ils n'ont pas forcément le temps de conduire des enquêtes de terrain, ni un soin particulier des règles grammaticales et orthographiques | Un journaliste écrit son article. Ensuite quelqu'un vérifie la cohérence du contenu, la véracité des sources, les fautes d'orthographe. contraintes de délai, des impératifs de qualité (mais aussi, hélas, de rentabilité). |
| exprime des convictions, des doutes, des inquiétudes ou de l’enthousiasme. une passion, dont on n’attend pas grand chose en retour, à part une petite reconnaissance, ou le simple plaisir de s’être exprimé. | des réflexes de journalistes. En sachant prendre leur responsabilité. En mesurant la portée de leur propos. En validant les sources qu’ils utilisent et en cherchant à vérifier les informations qui en émanent. Et en connaissant les limites légales imposées par l’exercice de la prise de parole en public. |
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| la hiérarchisation de l’information, la contextualisation, l’analyse |
| par des coûts de production nuls ou très faibles. D’où le foisonnement des contenus, n’importe qui pouvant en créer, sans forcément avoir à se soucier de leur qualité. l’espace dont bénéficient les médias citoyens est illimité | grands médias, limités en espace (pour la presse) ou en durée de diffusion (pour l’audiovisuel), au sein desquels les journalistes doivent souvent se battre avec leur rédaction pour " placer " leurs papiers ou reportages, |
| Ensuite, les blogueurs/podcasteurs n’ont aucune obligation d’audience et peuvent choisir de s’adresser à des niches, incluant leurs proches ou leur famille | Dictature audimat//médias=entreprises de presse |
| Les fils RSS permettent au lecteur/auditeur/spectateur de ne jamais manquer un épisode de son contenu favori, sans avoir à se rendre disponible à un moment précis. Ne dépendant pas de kiosques, d’émetteurs ou de couverture | |
| Ce monopole n’est plus. Tout citoyen peut désormais accéder non seulement aux dépêches d’agence de presse, mais aussi à la parole directe des personnes, qu’il s’agisse de " ténors " ou d’individus placés ponctuellement au centre d’une actualité. Et, qu’on ne s’y trompe pas, c’est en grande partie pour échapper au filtre des médias que chefs d’entreprises et politiciens se sont emparés du blog avec autant de ferveur. | Jadis, la fonction de journaliste se caractérisait par un accès privilégié à l’information et aux personnalités qui font l’actualité. |
| De fait, les informations émanant des médias citoyens peuvent être considérées comme fiables, dès lors que le citoyen est le premier sur place lors d’un événement ou se trouve au cœur même d’un drame (tsunami, attentats de Londres...). En publiant ses récits ou ses photos sur Internet, il apporte un témoignage important, susceptible d’être repris par la grande presse. Après les attentats de Londres, c’est la photo d’Adam Stacey , prise avec un téléphone mobile dans le tunnel du métro, qui a fait la une des journaux du monde entier, et non celle d’un journaliste professionnel. | |
| Circulation information | |
| L’information circule de manière transversale (principe du " many to many ") exprime la volonté dont je parlais de chacun d’être acteur libre du monde. Il marque aussi la fin de la distinction entre producteur et consommateur | les médias traditionnels font descendre l'information du haut vers le bas (principe du " one to many "), |
| " arrêter de lire l’actualité comme une messe " qui impose au lecteur ce à quoi il doit s’intéresser et comment. | Avec les médias citoyens, chacun peut découvrir le contenu qui l’intéresse (texte, audio, vidéo), dans l’ordre souhaité. |
| l'interaction donnée par les commentaires le bloggeur s'expose à la critique en public Le blog met en forme, structure, rassemble, donne du sens à l'information. Il crée de la valeur ajoutée et permet au lecteur de s'approprier des contenus, de construire sa réflexion, de la confronter aux autres. Le commentaire complète, relativise et enrichit | Un journaliste écrit puis reçoit quelque temps plus tard une lettre ou un e-mail. Mais cette communication reste privée entre le journaliste et l'auteur du message Depuis l’invention de l’imprimerie, tous les médias ont diffusé aux masses des informations créées par un petit nombre de journalistes. La " voie retour " a toujours été très limitée - à des espaces d’expression tels que le " courrier des lecteurs " - voire totalement inexistante. |
| Parfois, le comité de rédaction décide de supprimer un article après certains commentaires des lecteurs (notamment en cas de plagiat avéré). D'ailleurs, nous encourageons vivement nos lecteurs qui ont un doute à l'exprimer librement à la suite de chaque article. Souvent des lecteurs assidus mènent des recherches et des investigations pour valider ou invalider un article, et il s'agit là d'excellentes initiatives que nous encourageons vivement. L'apport informationnel de chaque article doit être donc évalué dans le contexte des réactions qu'il a suscitées." http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=60 | |
| Ils louent l’extrême réactivité de la blogosphère | face aux sources traditionnelles d’information jugées empesées et inaptes à rivaliser en vitesse avec les blogs |
| j'ai une légère tendance à m'emporter plutôt qu'à critiquer de manière constructive. Que voulez-vous, on est humain avant d'être citoyen... Néanmoins, je suis étonné de voir certains articles attirer un nombre élevé de commentaires pas toujours signifiants. Des commentaires parfois hors sujet, partant parfois d'un a priori sur l'auteur. Des commentaires très souvent redondants, de personnes n'hésitant pas à soumettre plusieurs fois le même avis (alors que publier un article serait parfois plus efficace, pour exposer son point de vue), certains commentateurs n'hésitant pas à poster une vingtaine de fois le même message sur un article. "Dans la vie réelle, on réagit de manière policée. A l'inverse, sur Internet, la première réaction consiste souvent à mettre la main dans la gueule de gens qu'on ne connaît pas, constate un blogueur. Mais cette barrière passée, l'échange peut se révéler un véritable plaisir." | |
| Journalistes utilisent blogs | |
| nombreux journalistes utilisent la blogosphère à des fins professionnelles. Plus de la moitié d’entre eux y a recours de façon régulière, soit pour y rechercher des idées de sujet, soit pour y trouver des sources et des références. Un tiers estime même que les blogs sont devenus une source idéale pour dénicher des informations inédites ou révéler des scandales A condition de ne pas ménager sa peine car il faut souvent farfouiller dans des centaines de commentaires | |
| 2003 que les journalistes s'en emparent à leur tour, au moment de la guerre en Irak, "qui est l'occasion pour plusieurs journalistes de livrer leur version personnelle du conflit", écrivent-ils. Certains reporters de la BBC "embedded" tiennent alors des carnets de route, en contrepoint du traitement plus officiel de la guerre. Libération ouvrira le ban. En décembre 2003, Pascal Riché et Fabrice Rousselot, alors correspondants à Washington et New York, démarrent un blog sur "la course à la Maison Blanche". Trois ans plus tard, la plupart des grands médias se sont mis au parfum. Blogs de journalistes, ou plateformes de blogs ouvertes aux internautes pour gagner en audience | |
| En effet, les propos d'un blog tenus par un journaliste sont toujours les mots d'un professionnel. Qu'ils entrent en conflit avec leur travail et le clash est immédiat. Un journaliste professionnel n'est pas un blogueur comme les autres. Cf Bazin | Premier avantage du blog pour le journaliste : un espace illimité, étranger aux contraintes de la pagination, où déverser infos, vécu ou commentaire. Nombre de blogs de journalistes enrichissent de façon subjective ce qui est diffusé ou publié par ailleurs dans les médias. On n’y trouve pas de véritables scoops, mais des mises en lumière, plus personnelles, parfois marquées du sceau de l’opinion tranchée. Ces informations ne remplacent pas les impératifs d’objectivité et de fiabilité qui font la marque de qualité d’un média. Mais elles les complètent utilement. |
| Récemment est apparu le système de réaction directe aux articles, au journal le Monde , à 20 Minutes, à Libération. Etape supplémentaire de tentative de prise en compte des avis spontanés des internautes. Elle souhaite instaurer une relation directe d'échange entre le lecteur et l'auteur, voire entre l'internaute et l'homme politique. | |
| Dangers blog | |
| l'anonymat qui permet tous les abus car il garantit l'impunité. | |
| Il permet aussi la désinformation, la manipulation, la propagation des rumeurs Mais si la déloyauté est une des manifestations de la liberté, la délation en est une autre : elle peut faire déraper la démocratie en un système totalitaire si on n'y met pas de limites. | |
| Des photos, prises par des citoyens lors d’un accident, puis diffusées sur Internet, peuvent manquer de respect aux familles des victimes et/ou s’avérer beaucoup plus choquantes que celles publiées par la presse traditionnelle. Avides d’un scoop, les nouveaux paparazzi en viennent même à mettre en danger leur vie ou celles des autres. L’accident d’Air France au Canada en août 2005 en est exemple probant : avant d’évacuer l’avion en flammes, un des passagers a pris le temps de faire quelques photos, qu’il a ensuite vendues à la presse. | |
| Lors des dernières présidentielles américaines, c’est la crédibilité même des blogueurs qui en a pris un coup, lorsque certains d’entre eux ont annoncé l’élection de John Kerry, pronostic que la grande presse, plus avertie quant au processus électoral, s’est bien gardée de faire. | |
| Pour évaluer des informations sur internet | http://www.crdp.ac-grenoble.fr/clemi/articles.php?lng=fr&pg=35 |