Définitions
La manipulation a pour objet d'obtenir de quelqu'un un changement de comportement social qui semble librement consenti.
La persuasion est composée principalement d'éléments qui font appel à la raison et à l'émotion.
Le conditionnement de l'individu peut aboutir parfois à un embrigadement, synonyme de perte de soi, d'incarcération psychique acceptée (sur le même mode que les sectes, les entreprises commerciales peuvent aussi chercher à transformer leur client en représentant).
Une propagande inefficace n'est pas une propagande (J. ELLUL rappelle les propos de Goebbels: "Nous ne parlons pas pour dire quelque chose, mais pour obtenir un certain effet." La propagande, par les techniques qu'elle emploie et surtout par son dessein de convaincre et de subjuguer sans former, est l'antithèse de l'école.
Mise en pratique depuis la Grèce antique, la propagande est aujourd'hui un facteur profondément intégré dans la vie politique, et tend à transformer celle-ci.
La propagande tente de s'inscrire dans les mythes politiques fondamentaux qui structurent la société. En période de forte tension sociale, la guerre psychologique vient remplacer la propagande. Quelques journalistes courageux tentent aujourd'hui eux aussi de traquer et de déjouer les pièges de la manipulation et des "médiamensonges". Dans les techniques de propagande, plus le message est répété, plus les détails se perdent (les détails conservés sont renforcés).
La désinformation quant à elle, s'appuie sur des informations véritables pour en créer ou en justifier d'autres, farfelues.
En phase avec l'opinion, la propagande a permis à certains "grands hommes" de provoquer des enthousiasmes tels que les adeptes ont marché au combat et à la mort en les glorifiant.